Il existe quatre familles d’outils de don en ligne : les cagnottes entre particuliers, les plateformes de collecte pour associations, le don direct sur le site de l’organisme, et les plateformes de don traçable. Elles diffèrent sur trois points décisifs : la déductibilité fiscale, le montant net reversé, et l’existence d’un compte rendu sur l’usage des fonds.
Les quatre familles d’outils
La distinction la plus importante n’est pas commerciale, elle est juridique : une cagnotte au profit d’une personne physique n’est pas un don à une œuvre d’intérêt général. Elle n’ouvre aucun droit fiscal et n’impose aucune obligation de rendre compte. Ce n’est pas une critique — c’est un cadre différent, qu’il faut connaître avant de donner.
La grille de comparaison en sept critères
- Montant net reversé. Demandez le chiffre pour un don de 50 €, pas un pourcentage théorique.
- Délai de reversement à l’association, en jours. Un délai long est un signal de trésorerie.
- Reçu fiscal : automatique, immédiat, conforme aux mentions du Cerfa n° 11580 ?
- Transparence sur l’usage : la plateforme s’arrête-t-elle au montant collecté, ou suit-elle la dépense ?
- Accès sans compte aux informations de suivi : une transparence qui exige une inscription est un dispositif marketing.
- Traitement des données : revente, location ou échange des fichiers de donateurs.
- Vérification des organismes référencés : statut, éligibilité fiscale, comptes publiés.
Un critère souvent oublié : la portabilité des données pour l’association. Une plateforme qui rend l’export des donateurs difficile enferme la structure dans son outil. C’est une question à poser côté association autant que côté donateur — voir notre guide de la collecte.
Cagnotte ou association : que choisir ?
Le Baromètre de la générosité 2025 documente précisément cette diversification : dons au moment d’un achat, arrondi en caisse, événements caritatifs en ligne, dons en mémoire d’un proche. Ces gestes coexistent désormais, et aucun outil unique ne les couvre tous.
Où se situe Mes Potos
Mes Potos appartient à la quatrième famille : une plateforme de don dont la particularité est le registre public. Chaque don y apparaît sous forme de ligne consultable sans compte, avec son état d’avancement — encaissé, reversé, engagé, justifié — et la pièce justificative associée une fois la dépense réalisée.
Ce choix a un coût : il exige des associations partenaires un effort de documentation que toutes ne peuvent pas fournir. Il a aussi une limite qu’il faut énoncer clairement : un registre garantit la sincérité de la chaîne, pas l’efficacité du programme financé. Ces deux questions sont distinctes, et nous les traitons séparément dans notre page sur la traçabilité.
Comparez par vous-même
Le registre public de Mes Potos est consultable sans inscription.
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure plateforme pour faire un don ?
Cela dépend de votre objectif. Pour un avantage fiscal et un cadre contrôlé, privilégiez une association d’intérêt général, en direct ou via une plateforme qui émet des reçus. Pour aider une personne précise, une cagnotte est adaptée mais n’ouvre aucun droit fiscal ni obligation de rendre compte.
Les cagnottes en ligne sont-elles déductibles des impôts ?
Non lorsqu’elles bénéficient à une personne physique : elles ne relèvent pas de l’intérêt général. Certaines cagnottes organisées au profit d’une association éligible peuvent en revanche donner lieu à un reçu fiscal, à condition que les fonds soient effectivement versés à cet organisme.
Comment savoir combien la plateforme prélève ?
Demandez le montant net reversé pour un don de 50 €, et le délai de versement. Ces deux chiffres sont plus parlants qu’un pourcentage affiché, qui n’inclut pas toujours les frais du prestataire de paiement.
Est-il préférable de donner directement sur le site de l’association ?
En termes de frais, oui : seuls les frais bancaires s’appliquent. En termes de suivi et de comparaison entre causes, une plateforme peut apporter des garanties supplémentaires. L’arbitrage dépend de ce que vous recherchez.



